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Systèmes de Transports

TELEPHERIQUE A VA-ET-VIENT

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publié le 19 août 2005 (modifié le 12 mai 2015)

Les transports par câble se sont développés initialement sur la base de ce concept très simple : deux cabines sont liées à un même câble tracteur ou porteur-tracteur de telle sorte que lorsque l’on tire sur le câble pour en faire monter une, l’autre cabine descend, et l’on s’arrange évidemment pour qu’elles arrivent en même temps dans les gares opposées. Cette disposition présente l’avantage d’équilibrer les masses à vide et donc de limiter l’énergie nécessaire au fonctionnement de l’ensemble. Les véhicules sont liés au câble tracteur ou porteur-tracteur par une attache fixe et c’est la variation de la vitesse du câble qui permet de ralentir à l’approche des gares puis de s’arrêter. Les inconvénients majeurs de ce concept résident, d’une part, dans le faible nombre de cabines (2), et d’autre part, dans le fait que les temps de transports et de chargement des cabines s’ajoutent. Dans tous les autres concepts (exceptés les pulsés) le temps de chargement des passagers ne pénalise pas le temps de transport. Tout comme les télécabines, ce concept est décliné dans les deux technologies monocâbles et bicâbles.

  Téléphériques bicâbles à va-et-vient

Pour atteindre des débits "décents" (au mieux 2000p/h), il faut recourir à des cabines de très grande capacité (jusqu’à 200 personnes sur deux étages) que seule permet la technologie bicâble compte tenu de la présence des câbles porteurs. De plus, sur ce type d’installation la vitesse en ligne peut atteindre 12,5 m/s (45 km/h). Ces caractéristiques engendrent des installations "hors normes" qui sont réservées à des sites où l’aptitude unique de ce concept, en version bicâble, à franchir des distances énormes sans pylône (plusieurs kilomètres) sur de très grandes hauteurs l’emporte sur les inconvénients. Ces franchissements sont actuellement impossibles en technologie monocâble.
Exemples :

  • Le téléphérique de l’Aiguille du midi à Chamonix où des cabines de 70 personnes circulent sur des câbles qui franchissent une distance de plus de 3 km sur près de 1500 mètres de hauteur.
  • Le téléphérique de liaison La Plagne-Les Arcs où des cabines de 200 personnes sur deux étages circulent sur des câbles qui franchissent une distance de 2 km.

Les coûts de telles installations approchent ou dépassent aujourd’hui les 15 millions d’euros. Il n’est donc pas étonnant qu’il n’y ait q’une quarantaine d’installations de ce type en service en France

  Téléphériques monocâbles à va-et-vient

La technologie monocâble limite les performances des téléphériques à va et vient. L’absence de câble porteur les confine à des installations aux caractéristiques modestes pour des applications particulières (desserte de résidence ou liaison temporaire). Une exception notable : Le funitel à va et vient qui grâce à ses deux câbles porteur-tracteurs permet de les équiper de cabines de plus grande capacité. Ce concept peut être intéressant pour desservir des sites très exposés au vent et où les débits demandés ne sont pas très importants (environ 2000 p/h). Une installation récente de ce type est en service en France et une deuxième est en construction.